11 novembre 2006

Les défis de l'énergie

Aujourd'hui, 80% de l'énergie utilisée sur la planète est d'origine fossile (pétrole, gaz naturel et houille).
Nous savons que ces réserves sont épuisables, et même proches de la pénurie. Selon les estimations les plus sérieuses, il nous reste environ :
- pétrole : 40 ans
- gaz : 60 ans
- charbon : 200 ans

Ces estimations sont basées sur les stocks connus à ce jour, et en projetant la consommation actuelle. Cependant, la croissance mondiale est d'environ 2%. Ce qui fait que ces stocks diminueront plus rapidement que prévu.

Nous ne sommes pas capable aujourd'hui de remplacer l'intégralité des énergies fossiles par des énergies « propres » (nucléaire, géothermie, éolienne, ...), et si nous pouvions remplacer au fur et à mesure une énergie fossile qui disparaît par une autre, il nous faudrait seulement 115 ans pour consommer toutes les réserves prouvées et additionnelles supposées d'énergie fossiles.
(http://www.manicore.com/documentation/serre/fossile.html)

Si nous prenons également en compte tous les produits fabriqués à base de pétrole, particulièrement les matières plastiques (Climatiseurs, ammoniaque, antihistaminiques, antiseptiques, gazon artificiel, asphalte, aspirine, ballons, pansements, bateaux, bouteilles, chewing-gums, butane, cameras, bougies, voitures, batteries pour l'automobile, carrosseries de voitures, moquettes, cassettes vidéo, calfeutrage, CD, froid, peignes/brosses, ordinateurs, cortisone, crayons de couleur, crèmes, adhésifs dentaires, déodorants, détergents, produits-vaisselle, habits, séchoirs, couvertures chauffantes, toile isolante, engrais, leurres de pêche, fils de pêche, cire pour sols, ballons de foot, colles, glycérine, balles de golf, cordes de guitares, teintures pour cheveux, bigoudis, aides auditives, valves cardiaques, mazout de chauffage, peintures, congélateurs, encres, insecticides, isolation, kérosène, gilets de sauvetage, linoléum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-parleurs, médicaments, éponges, lubrifiants, casques de moto, pellicule cinématographique, vernis à ongles, filtres à huile, pagaies, pinceaux, parachutes, paraffine, stylos, parfums, Vaseline, chaises en plastique, vaisselle en plastique, ruban adhésif, contre-plaqué, matières plastiques, réfrigérateurs, roues de skateboards, pare-vapeur, sacs poubelle, bottes en caoutchouc, chaussures de jogging, saccharine, joints, chemises (non-coton), cirage, chaussures, rideaux de douche, solvants, lunettes, chaînes-stéréo, pulls, balles de ping-pong, enregistreurs, téléphones, magnétoscopes, raquettes de tennis, thermos, collants, garnitures de WC, dentifrice, transparents, pneus, rubans encreurs, parapluies, capsules de vitamines, tapisseries, conduits d'eau, résines...), nous pouvons donc facilement imaginer que dans moins de 50 ans, le monde dans lequel nous vivons aura complètement changé, voir n'existera plus....

Il faut donc dès aujourd'hui adopter des mesures radicales, sans quoi les échéances à venir ne sont guère réjouissantes. La solution la plus simple est de réduire nos consommations d'énergie fossile. Mais sans produit de substitution, il n'y a qu'une seule solution : réduire la consommation de ces énergies. Et pour cela, il n'y a que 2 alternatives :
  • baisse importante du nombre de consommateurs : cela veut dire une mortalité très importante et brutale, puisque la population ne cesse de croître de façon exponentielle (une guerre mondiale par exemple...)
  • baisse importante de la consommation, par une hausse rapide des prix, ce qui provoquerait chômage, misère, famine, car nos revenus ne permettraient pas d'assumer ces augmentations.


Mais quel candidat politique (au niveau mondial) pourrait accepter de mettre ces solutions dans son programme ?

Tout le monde pense à demain, mais très peu songent à ce qui pourrait nous arriver dans 20 ans...

Alors, en attendant, on se donne bonne conscience en faisant quelques gestes pour l'environnement, en refusant de voir que cela ne sert pas vraiment à grand chose, si rien n'est fait de façon immédiate, rapide et mondiale...

Nous pourrions décider, par exemple, de ne plus imposer les revenus, mais de mettre en place une taxe basée que le pourcentage d'énergie fossile que comprend la fabrication d'un produit. Cela permettrait de sensibiliser les individus, et les imposer, non pas sur leurs revenus, mais sur leur style de consommation, en pénalisant les plus pollueurs.

Mais toute décision doit se faire au niveau mondial, car les mesures que pourraient prendre une dizaines de pays ne changerait pas grands choses aux échéances inéluctables qui nous attendent.

Cependant, je doute que nos dirigeants, à l'échelle de la planète, puissent se metre d'accord sur de telles mesures !!!

Il existe aussi un autre risque, qui est celui du réchauffement climatique provoqué par l'utilisation de plus en plus importante d'énergies fossiles qui dégagent du CO² dans l'atmosphère.

Là encore, les scientifiques, les climatologues, et autres penseurs ne sont pas d'accord sur ce que ces augmentations vont provoquer, mais il est clair que nous allons droit dans le mur !!!
Parmi les conséquences négatives majeures à venir, on peut citer :
  • Une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des zones tropicales et subtropicales ;
  • Une diminution des ressources en eau dans la plupart des régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • l'extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme ;
  • Des risques d'inondation accrus, à la fois à cause de l'élévation du niveau de la mer et à cause de modifications du climat ;
  • Une plus forte consommation d’énergie à des fins de climatisation ;
  • Une baisse des rendements agricoles potentiels dans les latitudes moyennes et élevées.

Nous sommes donc sûr d'une chose : le réchauffement climatique aura des conséquences sur l'agriculture, l'élevage et la pêche, et des retombées directes sur les disponibilités alimentaires futures, entraînant des difficultés croissantes pour nourrir la population mondiale vont avoir lieu !!!

Cela peut-être un bien, car ainsi la mortalité augmentera considérablement, la consommation d'énergie fossile diminuera, et la préservation de notre environnement quotidien sera préservé...


J'espère que ces réflexions personnelles vous permettront de prendre conscience du cadre de vie que nous sommes en train de nous construire pour les années qui viennent, car tout cela va arriver demain, et non pas dans un avenir lointain et digne d'un roman de science-fiction.

05 avril 2006

Les motards veulent remonter les files

Selon le code de la route, les deux-roues motorisés n'ont pas l'autorisation de circuler entre les voitures et ils devraient rester dans les files, sauf en cas de dépassement. Depuis mai 2004, la Ville, la préfecture de police et les associations de motards trava illent à l'élaboration d'une charte de deux-roues motorisés. Objectif : améliorer la cohabitation entre les conducteurs de deux-roues motorisés et les autres usagers.

La préfecture bloquée
"Avec l'augmentation des embouteillages et la hausse du nombre de conducteurs de deux-roues, la circulation en ville a changé et ceux-ci n'hésitent pas à circuler entre les files. Jusqu'à l'été dernier, la pratique était tolérée. Depuis, les verbalisations sont de plus en plus nombreuses", explique Eric Thiollier, délégué général de la Fédération
française des motards en colère (FFMC). Afin que soit tolérée la circulation des deux-roues entre les voitures, la Ville a demandé à la préfecture de police d'autoriser cette pratique à titre expérimental.

Le préfet de police s'y est opposé, soulignant qu'il ne pouvait aller à l'encontre de la législation. Dominique Perben, ministre des Transports, a donné son feu vert. Reste que, sans l'accord du ministre de l'Intérieur, le préfet ne peut rien faire. Bertrand Delanoë lui a adressé, le 3 avril, un courrier pour lui demander d'agir en ce sens.

La FFMC souhaite également plus de places de stationnement et le droit de circuler dans les couloirs de bus. "A Paris, il y a environ une place pour dix motos. Il faut plus de tolérance. Une moto sur le trottoir qui ne gêne pas ne doit pas être verbalisée", estime Eric Thiollier. "Nous prévoyons
l'aménagement de 5 000 places pour les deux-roues cette année. Pour les couloirs de bus, nous sommes totalement contre. Laisser les deux-roues y circuler serait un danger. Même à titre d'expérimentation", indique Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris chargé de la circulation. En 2004, les usagers de deux-roues étaient impliqués dans plus d'un accident sur deux (56 %) et représentaient 46 % des victimes à Paris.

source : FFMC du 05/04/06
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En plus de cet article je souhaite donner mon point de vue :
Aujourd'hui, circuler en 2 roues est un acte citoyen à plusieurs titre :
- nous passons moins de temps sur la route
- donc nous consommons moins
- donc nous polluons moins
- donc nous contribuons à diminuer la facture énergétique
- donc nous contribuons à améliorer l'environnement
- donc nous vivons mieux car moins stressé dans les bouchons et moins de perte de temps.

Cependant, je suis pour obliger tous les conduteurs de 2 roues à passer un permis spécifique, même pour les 125cc. En effet, il n'y a pas plus dangereux qu'un conducteur de voiture qui passe au 2 roues de petite cylindrée sans avoir la moindre notion de pilotage.

Je suis également partisant d'un contrôle technique obligatoire des 2 roues, portant à la fois sur la polution de ces véhicules, mais également sur tous les organes de sécurité, y compris le casque et le blouson... !!!

23 mars 2006

Les aspects phylosophiques et religieux de notre "deuxième cerveau"

Récemment, les scientifiques viennent de découvrir que les neurones ne sont pas le seul moyen de circulation des informations dans notre cerveau.

Il semble, en effet, que les cellules gliales, ou astrocytes, ont les moyens de faciliter, de ralentir, de bloquer ou même de transmettre des informations.


Il y a plusieurs différence entre ces cellules et les neurones, mais celle qui m'a incité à écrire cet article est leur relative lenteur par rapport aux neurones. Les informations circulent 100 000 fois plus vite sur les voies nerveuses (neurones) que sur les voies astrocytaires (cellules gliales) !!!
Je ne reviendrais pas sur tous les aspects scientifiques de cette découverte. Vous pourrez sans doute trouver des tonnes d'information à ce sujet sur internet. Mais je me pose la question de ce que l'on appelle la vie après la mort.
Certaines personnes disent avoir, alors que l'on avait constaté leur mort clinique (encéphalogramme plat basé sur les transmissions neuronales), pu ressentir des émotions, voir les gens autour d'eux s'agiter, percevoir des bruits, des sons, des odeurs. Pour certains même, il y a la vision d'une grande lumière blanche, souvent associée à l'entrée d'un paradis.
Ne serait-il possible que, bien que les neurones se soient immobilisés, les cellules gliales, plus lentes, ont continuées à délivrer des informations, et ainsi générées ces sensations ?
Cela me semble une piste à étudier. Mais qui s'y risquerait ?
Car s'il est aisé d'étudier ces cellules d'un niveau purement scientifique, il va s'avérer extrêmement difficile de lutter contre des siècles de croyances diverses.
Et je n'ose pas imaginer ce qui arrivera à la personne qui pourrait démontrer que toutes ces croyances ne sont en fait basées que sur les particularités des cellules gliales...
Culture mixte d'astrocytes (en vert) et de neurones (en rouge) issus de cortex de souris. Bleu, noyau des cellules non marquées.

07 octobre 2005

Le paradoxe de l'achat

C'est en effet le grand paradoxe de notre époque.

Les gens ralent à cause de leur pouvoir d'achat qui baissent, et donc ils veulent acheter moins cher les produits de leur consommation.

D'un autre côté, acheter moins cher, produire moins cher, provoque inévitablement des changements de mode et/ou de lieux de production, et donc des pertes d'emploi dans certaines régions du monde au profit d'autres...

Donc, en France, cela provoque des fermetures d'unités, donc des personnes au chômage, et donc un pouvoir d'achat global qui diminue.

De ce fait, le consommateur cherche à acheter moins cher...

D'un autre côté, il existe des entreprises qui veulent défendre les productions "locales" (en France pour nous), et donc se positionnent sur d'autres crénaux.
Mais vu la concurrence, elles vendent beaucoup moins, et donc emploient moins de personnel, ou le rémunére moins.

Aujourd'hui, pour sortir de cette spirale, il faut proposer autre chose, et être très réactif. On se retrouve donc confronté à la chasse aux nouveautés, à l'inovation permanente, à une remise en cause perpetuelle, et donc à une obsolescence accrue, ce qui provoque des déchets plus importants.

En quelques siècles, l'Homme est passé d'un univers qui se mesurait à son champ de vision optique, à son champ de vision électronique, à une vitesse qui se mesurait à celle d'un cheval, puis aujourd'hui à celle d'un électron.

Nous évoluons donc donc dans un univers dont la mutation permanente s'accèlère chaque jour, qui provoque des dégats si on s'adapte pas, et des conflits si on freine cette adaptation...

Si l'un de vous a la solution...

18 octobre 2003

Le Pêcheur

On avait donné à la chose bien des noms. Auparavant le phénomène était connu sous le nom de perception extrasensorielle. Puis on l'avait appelé "psi". Mais au tout début, c'était de la Magie.


On avait donné à la chose bien des noms.
Auparavant le phénomène était connu sous le nom de perception extrasensorielle.
Puis on l'avait appelé "psi". Mais au tout début, c'était de la Magie.

Le sorcier, avec les oxydes dont il se servait comme de peinture, les osselets qu'il faisait grelotter dans un crâne humain, son sac plein d'ingrédients bizarres et nauséabonds, pouvait avoir pratiqué cet art d'une façon plus ou
moins empirique avant que le mot eut été prononcé. Il se fondait ainsi sur un principe qu'il ne comprenait pas, ignorant qu'il eût quelque chose à comprendre. Et ce savoir passait de main en main. Le sorcier du Congo utilisait les formules, les prêtres de l'Egypte avaient recours à ces préceptes et les sages du Tibet n'ignoraient pas ces pouvoirs. Mais dans tous ces cas, les principes n'étaient ni judicieusement appliqués, ni compris, et ils se trouvaient mêlés à quantité de sornettes.


Lorsque vint le temps de la raison, il se trouvèrent discrédités et bien rares furent ceux qui croyaient encore à leur efficacité.

Des jours de la raison, naquirent ensuite une méthode et une science, et il n'y eut plus de place pour la magie dans le monde édifié par la science, car elle ne comportait ni méthode, ni système, et il était impossible de la réduire à une formule ou une équation. Si bien qu'elle devint suspecte, exclue des grands courants de la vie et considérée comme un tissu de balivernes sans consistance.

Mais on lui donna un nom : PK, initiales de parakinésie, qui était trop long à prononcer. Et ceux qui étaient pourvus de ce don, on les appelait également des pourquoi et on les mettait sous les verrous, lorsqu'on ne leur faisait pas subir des sévices encore plus graves.

C'était une chose étrange, à la vérité, lorsqu'on prenait la peine d'y penser, car en dépit du gouffre immense qui séparait la pourquoi de la science, il avait fallu l'intervention des esprits hautement entraînés que la science avait formés pour enfin donner de l'efficacité à la PK.

Aussi étrange que la chose puisse paraître, il avait été nécessaire que la science fût développée la première. C'était indispensable, pour que l'Homme fût en mesure de comprendre les forces qui avaient libéré son esprit des liens qui le retenaient prisonnier et de puiser librement dans ce réservoir d'énergie qu'il transportait depuis toujours à son insu. Car pour l'étude de la PK, il avait fallu avoir recours à une méthode déterminée, et la science était le terrain d'entraînement sur lequel s'était développée la méthode.


Il y avait ceux qui prétendaient que, dans un passé lointain, deux routes s'étaient offertes à l'humanité. L'une portait un écriteau sur lequel on lisait "Magie" et l'autre un second écriteau sur lequel on lisait "Science". L'Homme
avait pris le chemin de la science et dédaigné celui de la magie. Beaucoup prétendirent que l'Homme avait commis une grande erreur dans le choix entre ces deux routes. Voyez, disaient-ils, à quel point il serait parvenu, s'il avait choisit la voie de la magie dès le début.

Mais ils se trompaient car il n'y avait eu qu'une seule route et pas deux.

L'Homme devait se rendre maître de la science avant de pouvoir dominer la magie.

Même si la science avait failli détruire à jamais la magie, en la rejetant dans les limbes sous les quolibets et le ridicule.

Le Pêcheur
Cliffor D. SIMAK

26 septembre 2003

Modification du PARE : La grande arnaque

Un grand nombre de chômeurs se retrouvent, ou vont se retrouver, dans une situation dramatique, à cause de la modification de leurs droits aux prestations chômage.

Je comprends bien que la situation financière de certains organismes mérite des mesures de réduction, mais je ne comprends pas comment ces mesures peuvent s’appliquer rétroactivement aux chômeurs actuels !

Aucune société n’accepterait la modification rétroactive et unilatérale d’un contrat signé, aucun employé non plus d’ailleurs…

De plus, lors de la signature du PARE, aucun chômeur n'est prévenu que ses droits peuvent être modifiés, selon le bon vouloir de l'Unedic. Par contre, on demande au chômeur de respecter ses engagements (démarche active de recherche d'emploi, réponse aux convocations, ...)

En réponse à ces critiques, l'Unedic répond en brandissant l'article 6 de la convention du 1er janvier 2001 relative à l'aide au retour à l'emloi et à l'indemnisation du chômage (au fait, à quel moment cette convention est présenté à un chômeur ????) :

"L'équilibre financier du régime d'indemnisation doit être respecté pendant toute la durée d'application de la présente convention. Dans l'hypothèse où cet équilibre ne pourrait être respecté, en raison d'évenements non prévisibles au moment de la signature de la présente convention, des mesures de sauvegarde pourront être prises par les organisations représentatives au plan national et interprofessionnel d'employeurs (Medef) et de salariés (Syndicats) réunis à cet effet. Ces mesures porterotn sur un réajustement des contibutions et sur le rétablissement d'une dégressivité des allocations ou sur toute autre disposition permettant d'assurer le rééquilibrage financier".

Il y a plusieurs éléments qui permettent donc de revenir sur la décision de l'Unedic :

1 - A aucun moment, cette convention n'est présentée, ni même mentionée au chômeur. De ce fait, il signe un contrat (le PARE) sans avoir été informé des clauses précises et détaillées auxquelles il adhére. Il y a donc tromperie.

2 - Cette clause de la convention peut être qualifiée de léonine, car l'Unedic se réserve de modifier à tout moment un contrat signé, avec un effet rétro-actif. Hors, le principe de non-rétroactivité est ABSOLU. Il figure dans le Code Civil français.

3 - Aucun chômeur n'a été préalablement informé que les droits dont il bénéficiait allaient être revus, lors d'une réunion. Cet avertissement préalable aurait pû permettre à certaines organisations de se manifester avant que cette modification ne soit votée.

Lorsque l'on interroge le Ministère du travail sur cette modification, il répond "Cet accord a été signé, à leur initiative, par l'ensemble des partenaires sociaux (Syndicats et Medef) et relève de la responsabilité exclusive de ces derniers. Il n'appartient pas au Gouvernement de se prononcer sur les dispositions de cet accord."

Par contre, ce même gouvernement ne se géne pas pour se prononcer sur d'autres décisions prises par des organismes, si celles-ci ne sont pas en accord avec sa politique.

De plus, les textes issus du protocole d'accord du 20 décembre 2002 sur le retour à l'équilibre du régime d'assurance chômage ont été agréés par l'Etat le 5 février 2002 et sont parus au Journal Officiel le 8 février 2003. Donc le gouvernement avait, et a encore, la possibilité de dénoncer cet accord. Mais il préfére faire la sourde oreille, ou se réfugier derrière le fait qu'il n'est pas parti prenante dans ces décisions...

Un certain parti politique que j'ai interrogé à ce sujet me répond : "Mais comme vous le savez, elle résulte d'un accord entre les partenaires sociaux, entériné par le gouvernement, sur laquelle les élus n'ont pas eu de prise." Cela veut donc dire que les élus ne sont pas au gouvernement ??? S'il y a eu décret, il y a bien été ratifié par ces mêmes élus ? Encore une fois de fausses excuses sont brandies !

Aujourd'hui, la CGT chômeurs, ainsi que d'autres associations, engagent des procédures judiciaires contre cette décision. Aux dernières nouvelles, le tribunal de Grande Instance de Marseille s'est déclaré incompétent.

Mais ce qui m'étonne, c'est que la CGT fait partie des partenaires sociaux qui se sont réunis pour débattre et signer la convention en question. Quelle est donc la véritable position de cette organisation ? Je suis d'accord d'un côté, mais je lutte contre cette décision de l'autre, pour faire bonne figure ?

Je constate simplement que l'un des principes du droit français, la non-rétroactivité, est bafoué par tout le monde, et que tout le monde affirme que ce n'est malheureusement pas de sa faute... On atteint là encore le sommet de l'hypocrisie, et on continue à prendre le peuple pour un con...

18 août 2003

Pourquoi l'Homme existe-t-il ?

Il y a environ 250 millions d’années, commençait le règne des dinosaures. Il dura près de 200 millions d’années, avant de s’arrêter suite à une catastrophe ; probablement la chute d’une énorme météorite.

Il y a 50 millions d’années, advint le règne des mammifères.
Il y a environ 3 millions d’années, surgit l’australopithèque, ancêtre présumé de l’espèce humaine.
Il y a environ 30.000 ans, ce fît l’apparition de l’Homme moderne, et, il y a environ 5.000 ans, ce fût celle de la civilisation de l’écriture.

Il est dit que l’apparition de cette espèce fut favoriser par sa capacité à se maintenir en station debout, et grâce à ses deux membres supérieurs, dotés de facultés de préhension.
Mais il me semble qu’il en était de même pour certains dinosaures, notamment de la famille des raptors.
Il y en avait surtout un en particulier (que l'on connaît... mais qui sait ce qui se cache encore sous terre...) qui avait une vision pratiquement binoculaire (comme nous, les yeux devant et non pas sur les côtés...), des pouces préhensiles, une station debout et une boîte crânienne assez développée par rapport à la taille de son corps (pour un dino). On imagine qu'il devait avoir grosso merdo l'intelligence d'un oiseau actuel, donc vraiment brillant, frisant le génie pour un dinosaure. Fort probablement rien à voir avec les romances et délires(aussi énormes que les budgets) de Jurassic Park, toutefois... Nous le nommons "Troodon", et il ne faisait pas partie de la famille des raptors(comme la star hollywoodienne "Velociraptor" ou le Deinonychus), bien qu'il leur soit ressemblant sous de nombreux aspects.

Il ne nous a fallu qu’environ 50.000 ans pour passer de l’état de primate à celui d’être humain. Pourquoi, en près de 200 millions d’années, cela n’a t’il pas été possible pour certaines races de dinosaures.

Et sans ce cataclysme, l’intelligence aurait elle fini par apparaître sur Terre, ou bien notre planète serait restée le domaine des animaux ?

Nous cherchons des preuves d’intelligence dans l’univers, mais quel est le pourcentage de chance qu’une évolution comparable à la notre, due à des catastrophes, ait eu lieu ?

Et si l’intelligence est apparue ailleurs, n’y a t’il pas de fortes chances que nous soyons confronté à des espèces à sang froid, évolution des races de dinosaures extra-terrestre ou de saurien ?

18 juillet 2003

Clonage humain et religion

Le clonage humain doit susciter beaucoup d'interrogations au sein des grandes organisations religieuses...

Tout d'abord, je précise que je ne pratique aucune religion. Mais le clonage humain doit susciter beaucoup d'interrogations au sein des grandes organisations religieuses. En effet, pratiquement toutes les religions font état d'une survivance de l'esprit, de l'âme, après la mort.

Hors, dans le cas d'un clône, celui-ci est la copie exacte du donneur. Dans ce cas, cela devrait inclure également l'âme. Il faut considérer que le clône, réplique exacte, possède la même âme que l'original. Une même âme peut-elle exister dans deux corps à la fois ? Comment expliquer cela du point de vue religieux ?

Ou alors, le clône possède sa propre âme. Celle-ci ne serait donc pas d'essence divine, mais simplement associée à l'existence d'un être vivant. Cela remet donc en cause le concept même de l'existence d'un dieu, ainsi que notre façon de voir toutes les créatures vivantes, qui pourraient elles aussi avoir une âme...

Dernière hypothèse, le clône ne possède pas d'âme...
Et là, cela revient à dire que l'on peut faire ce que l'on veut de ce clône, celui-ci n'étant pas humain du fait de son absence d'âme. On en arrive à une situation qui pourrait rappeller le point de vue que l'on avait autrefois des "négres" que l'on disait dépourvu d'âme, et qui a justifié l'esclavage de millions d'individus.

Quoiqu'il en soit, je suis persuadé que le clônage humain va, dans les années à venir, provoquer de profond changement dans notre façon de considérer et de justifier notre existence.

18 juin 2003

Légal ou Légitime ?

Beaucoup de problèmes de notre société actuelle, du monde qui nous entoure viennent de cette façon d'aborder les choses.


En effet, si on analyse les événements sous l'angle de cette question, on comprendra mieux quels sont les défis de la période que nous vivons actuellement. Le but de cet article n'est pas forcément d'engager la polémique sur tel ou tel événement, mais d'essayer de les voir à la lumière de cette dualité.

Guerre en Irak : s'il était légitime de vouloir libérer un peuple d'un dictateur, il n'était pas légal pour un seul état d'intervenir sans l'accord de l'ONU...

Grève des fonctionnaires : s'il est légal de faire grève en France, est-il légitime qu'une partie de la population empêche une autre de travailler, de se déplacer, de passer des examens ?

Grève des intermittents du spectacles : comme pour toute les grèves qui prennent en otage d'autres personnes, elle est légale, sans doute fondée. Mais est-ce légitime de priver des touristes qui ont réservé, parfois fait le déplacement que pour ce spectacle, de les priver ainsi ?

Manipulation génétique : s'il est légitime de s'inquiéter des conséquences des aliments transgéniques sur notre santé, il n'est pas légal de détruire purement et simplement des cultures.

Euthanasie : il est légitime bien sûr de vouloir apaiser les souffrances d'une personne. Mais il n'est pas légal de tuer quelqu'un, même à sa demande... Et s'il légal de condamner un meurtrier, est-il légitime de condamner quelqu'un ayant pratiquer une euthanasie à la demande du patient ?

Religion : s'il est légitime de vouloir pratiquer ses rites, d'assumer son appartenance communautaire ou religieuse, dans notre pays, il y a séparation de l'état et du clergé. De ce fait, il est illégal de porter des signes ostentatoire d'appartenance à telle ou telle agrégation dans les établissements publiques.

Corse, Basques et autres : il est bien sûr légitime de vouloir exprimer sa différence, sa culture régionale, mais cela doit se faire dans le respect des règles, et non dans l'illégalité des attentats par exemple...

Médicaments : il est tout à fait légal et légitime que les grands compagnies pharmaceutiques veuillent faire des bénéfices pour pouvoir continuer à développer de nouveaux traitements, à investir dans la recherche. Mais est-il légitime pour cela de laisser des millions de personnes du tiers monde souffrir, et ne pas leur donner les moyens d'accéder aux soins nécessaires ?

Emploi : il est légitime de vouloir protéger les emplois, de défendre les salariés. Mais il est illégal d'empêcher une entreprise de prendre des décisions qui, même si elles sont contraires à notre désir de protéger l'emploi, sont parfois nécessaires pour la survie de l'entreprise en question.

Drogue : s'il est légal de lutter et de condamner les personnes qui se livrent à des trafics en tout genre, est-il légitime de condamner les personnes qui consomment de telles substances, qui font même parfois partie de leur culture ?

Animaux domestiques : il est bien évidemment légal de posséder un chien. Mais est-il légitime de le laisser toute la journée dans son appartement, et de le sortir pour ses besoins que deux fois par jour, surtout s'il s'agit d'un "gros chien" qui a besoin d'espace, de liberté ?

Mondialisation : il est tout à fait légitime de vouloir préserver sa culture local, ses traditions, ses modes de vies. Mais est-il légal d'empêcher une entreprise de réduire ses coûts afin de pouvoir financer son développement, proposer des produits moins chers au public ?

On pourrait ainsi lister des centaines de questions. Le problème, de nos jours, est de pouvoir se remettre en cause, d'envisager de légaliser ce qui est devenu légitime, ou de légitimiser ce qui est aujourd'hui légal...

Alors, la prochaine fois que vous serrez confrontés à une situation conflictuelle, essayez de vous demander ce qui est légal, et ce qui est légitime, pour chacune des parties en question, avant de ruer dans les brancards en ne tenant compte que de votre point de vue personnel.

18 mai 2003

Mondialisation, pourquoi est-ce un bienfait…

La mondialisation est l’uniformisation, la standardisation, des outils, économiques, politiques, culturels, permettant les échanges entre les individus. Ce n’est pas la transformation des modes de vie en un standard unique qui transformerait notre planète en un monde uniforme, comme il peut être décrit dans des films tels que Métropolis de Fritz Lang.


Beaucoup de personnes luttent contre la mondialisation, en avançant comme argument qu’ils ne veulent pas perdre leur identité, et devenir une « province américaine », ne manger que chez McDonnald…

Je pense qu’ils font, volontairement ou non, un amalgame destiné à faire peur. Car personne ne souhaite un pays, un monde, uniforme, où tout le monde vit de la même façon, pense de la même façon.

Qu’implique la mondialisation ?
Elle permet de mettre en commun, d’harmoniser, les outils qui favorisent les échanges entre les peuples. Ces outils sont économiques, politiques, scientifiques, culturels. Et la mondialisation de date pas d’aujourd’hui. Depuis l’aube des temps, l’être humain a évolué vers une uniformisation des outils permettant les échanges.

Autrefois, les tribus avaient chacune leur culture, leur langage, leurs unités de mesure. Elles se sont peu à peu regroupées, pour être plus fortes. Et cela passait obligatoirement par la mise en place de références communes et uniques.
Lors du Moyen-Age, chaque seigneur avait la possibilité de frapper sa monnaie, chaque fief pouvait avoir son propre langage, ses propres unités de mesures. Que serions-nous aujourd’hui s'il n’y avait pas eu uniformisation de ces outils ? Et pourtant, les différentes régions françaises ont quand même gardées leurs traditions, leurs cultures régionales.

La mondialisation n’est que la suite logique de ce mouvement qui a débuté avec la naissance de l’homme.

Il faut favoriser les échanges entre les peuples, entre les individus, et cela passe obligatoirement par la mise en place d’outils communs. L’euro, la monnaie unique européenne, permet cela, en mettant à l’abri des fluctuations monétaires les différents producteurs.
En effet, n’était-il pas rageant pour un producteur (agricole ou industriel) français, de voir qu’à cause d’une fluctuation monétaire dont il n’était en rien responsable, sa production autrefois compétitive n’était plus vendable en dehors de nos frontières ?

Il en est de même pour le langage Les pays orientaux et slaves se mettent peu à peu à utiliser l’alphabet latin, ce qui facilite de plus en plus la communication avec les autres pays.

Aujourd’hui, nous utilisons tous le même calendrier. Imaginez un peu que chaque pays décide de conserver à tout prix son propre calendrier. Comment arriverions-nous à fixer des rendez-vous, à mettre en place des événements internationaux ?

Et je suis sur que vous pouvez trouver de nombreux exemples autour de vous des bienfaits de que peut apporter la mondialisation.

Heureusement que les scientifiques disposent d’un langage commun, le latin, pour décrire les différentes espèces vivantes, les différents composés chimiques. Imaginez que chaque pays décide que son système de description doit être le seul à être utilisé. Comment les échanges pourraient se faire, afin que la recherche progresse ?

Il ne faut pas perdre de vue que ce ne sont que des outils. La monnaie n’est qu’un outil, et non une fin en soit. Et donc, lorsque l’outil n’est plus adapté, il faut en changer. Ceux qui sont contre l’euro, sont contre le progrès qui permet de faciliter les échanges, et doivent sûrement considérer l’argent comme un objectif, et non comme un moyen. Pourquoi ne pas carrément permettre à chaque région de frapper sa propre monnaie dans ce cas là ?

La mondialisation est l’uniformisation, la standardisation, des outils, économiques, politiques, culturels, permettant les échanges entre les individus.
Ce n’est pas la transformation des modes de vie en un standard unique qui transformerait notre planète en un monde uniforme, comme il peut être décrit dans des films tels que Métropolis de Fritz Lang.

Il ne faut pas se tromper de combat. Nous pouvons préserver nos traditions, nos us et coutumes, nos spécificités culturelles tout en ayant des référant, des outils, communs.

La mondialisation doit être accompagnée, contrôlée, planifiée, et non rejetée…

Un jour, peut-être, l’humanité disposera d’une monnaie unique mondiale, d’un langage commun, qui permettront aux différents peuples et individus de mieux se comprendre, de plus échanger, de progresser plus rapidement dans la recherche d’une vie meilleure, tout en ayant préservé les spécificités culturelles régionales.

AJOUT DU 08/06/03

Suite au sommet du G8, le mouvement anti-mondialisation ne veut plus être appellé ainsi. Il préfére désormais le terme d'Alter-Mondialisation (pour une mondialisation alternative).
Ce qui veut bien dire que le phénoméne de mondialisation est non seulement ineluctable, mais aussi souhaitable pour la majorité d'entre nous. La question n'est plus pour ou contre, mais comment...
Il y a donc une évolution dans les mentalités, et je trouve cela plutôt positif....