11 novembre 2006

Les défis de l'énergie

Aujourd'hui, 80% de l'énergie utilisée sur la planète est d'origine fossile (pétrole, gaz naturel et houille).
Nous savons que ces réserves sont épuisables, et même proches de la pénurie. Selon les estimations les plus sérieuses, il nous reste environ :
- pétrole : 40 ans
- gaz : 60 ans
- charbon : 200 ans

Ces estimations sont basées sur les stocks connus à ce jour, et en projetant la consommation actuelle. Cependant, la croissance mondiale est d'environ 2%. Ce qui fait que ces stocks diminueront plus rapidement que prévu.

Nous ne sommes pas capable aujourd'hui de remplacer l'intégralité des énergies fossiles par des énergies « propres » (nucléaire, géothermie, éolienne, ...), et si nous pouvions remplacer au fur et à mesure une énergie fossile qui disparaît par une autre, il nous faudrait seulement 115 ans pour consommer toutes les réserves prouvées et additionnelles supposées d'énergie fossiles.
(http://www.manicore.com/documentation/serre/fossile.html)

Si nous prenons également en compte tous les produits fabriqués à base de pétrole, particulièrement les matières plastiques (Climatiseurs, ammoniaque, antihistaminiques, antiseptiques, gazon artificiel, asphalte, aspirine, ballons, pansements, bateaux, bouteilles, chewing-gums, butane, cameras, bougies, voitures, batteries pour l'automobile, carrosseries de voitures, moquettes, cassettes vidéo, calfeutrage, CD, froid, peignes/brosses, ordinateurs, cortisone, crayons de couleur, crèmes, adhésifs dentaires, déodorants, détergents, produits-vaisselle, habits, séchoirs, couvertures chauffantes, toile isolante, engrais, leurres de pêche, fils de pêche, cire pour sols, ballons de foot, colles, glycérine, balles de golf, cordes de guitares, teintures pour cheveux, bigoudis, aides auditives, valves cardiaques, mazout de chauffage, peintures, congélateurs, encres, insecticides, isolation, kérosène, gilets de sauvetage, linoléum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-parleurs, médicaments, éponges, lubrifiants, casques de moto, pellicule cinématographique, vernis à ongles, filtres à huile, pagaies, pinceaux, parachutes, paraffine, stylos, parfums, Vaseline, chaises en plastique, vaisselle en plastique, ruban adhésif, contre-plaqué, matières plastiques, réfrigérateurs, roues de skateboards, pare-vapeur, sacs poubelle, bottes en caoutchouc, chaussures de jogging, saccharine, joints, chemises (non-coton), cirage, chaussures, rideaux de douche, solvants, lunettes, chaînes-stéréo, pulls, balles de ping-pong, enregistreurs, téléphones, magnétoscopes, raquettes de tennis, thermos, collants, garnitures de WC, dentifrice, transparents, pneus, rubans encreurs, parapluies, capsules de vitamines, tapisseries, conduits d'eau, résines...), nous pouvons donc facilement imaginer que dans moins de 50 ans, le monde dans lequel nous vivons aura complètement changé, voir n'existera plus....

Il faut donc dès aujourd'hui adopter des mesures radicales, sans quoi les échéances à venir ne sont guère réjouissantes. La solution la plus simple est de réduire nos consommations d'énergie fossile. Mais sans produit de substitution, il n'y a qu'une seule solution : réduire la consommation de ces énergies. Et pour cela, il n'y a que 2 alternatives :
  • baisse importante du nombre de consommateurs : cela veut dire une mortalité très importante et brutale, puisque la population ne cesse de croître de façon exponentielle (une guerre mondiale par exemple...)
  • baisse importante de la consommation, par une hausse rapide des prix, ce qui provoquerait chômage, misère, famine, car nos revenus ne permettraient pas d'assumer ces augmentations.


Mais quel candidat politique (au niveau mondial) pourrait accepter de mettre ces solutions dans son programme ?

Tout le monde pense à demain, mais très peu songent à ce qui pourrait nous arriver dans 20 ans...

Alors, en attendant, on se donne bonne conscience en faisant quelques gestes pour l'environnement, en refusant de voir que cela ne sert pas vraiment à grand chose, si rien n'est fait de façon immédiate, rapide et mondiale...

Nous pourrions décider, par exemple, de ne plus imposer les revenus, mais de mettre en place une taxe basée que le pourcentage d'énergie fossile que comprend la fabrication d'un produit. Cela permettrait de sensibiliser les individus, et les imposer, non pas sur leurs revenus, mais sur leur style de consommation, en pénalisant les plus pollueurs.

Mais toute décision doit se faire au niveau mondial, car les mesures que pourraient prendre une dizaines de pays ne changerait pas grands choses aux échéances inéluctables qui nous attendent.

Cependant, je doute que nos dirigeants, à l'échelle de la planète, puissent se metre d'accord sur de telles mesures !!!

Il existe aussi un autre risque, qui est celui du réchauffement climatique provoqué par l'utilisation de plus en plus importante d'énergies fossiles qui dégagent du CO² dans l'atmosphère.

Là encore, les scientifiques, les climatologues, et autres penseurs ne sont pas d'accord sur ce que ces augmentations vont provoquer, mais il est clair que nous allons droit dans le mur !!!
Parmi les conséquences négatives majeures à venir, on peut citer :
  • Une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des zones tropicales et subtropicales ;
  • Une diminution des ressources en eau dans la plupart des régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • l'extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme ;
  • Des risques d'inondation accrus, à la fois à cause de l'élévation du niveau de la mer et à cause de modifications du climat ;
  • Une plus forte consommation d’énergie à des fins de climatisation ;
  • Une baisse des rendements agricoles potentiels dans les latitudes moyennes et élevées.

Nous sommes donc sûr d'une chose : le réchauffement climatique aura des conséquences sur l'agriculture, l'élevage et la pêche, et des retombées directes sur les disponibilités alimentaires futures, entraînant des difficultés croissantes pour nourrir la population mondiale vont avoir lieu !!!

Cela peut-être un bien, car ainsi la mortalité augmentera considérablement, la consommation d'énergie fossile diminuera, et la préservation de notre environnement quotidien sera préservé...


J'espère que ces réflexions personnelles vous permettront de prendre conscience du cadre de vie que nous sommes en train de nous construire pour les années qui viennent, car tout cela va arriver demain, et non pas dans un avenir lointain et digne d'un roman de science-fiction.

05 avril 2006

Les motards veulent remonter les files

Selon le code de la route, les deux-roues motorisés n'ont pas l'autorisation de circuler entre les voitures et ils devraient rester dans les files, sauf en cas de dépassement. Depuis mai 2004, la Ville, la préfecture de police et les associations de motards trava illent à l'élaboration d'une charte de deux-roues motorisés. Objectif : améliorer la cohabitation entre les conducteurs de deux-roues motorisés et les autres usagers.

La préfecture bloquée
"Avec l'augmentation des embouteillages et la hausse du nombre de conducteurs de deux-roues, la circulation en ville a changé et ceux-ci n'hésitent pas à circuler entre les files. Jusqu'à l'été dernier, la pratique était tolérée. Depuis, les verbalisations sont de plus en plus nombreuses", explique Eric Thiollier, délégué général de la Fédération
française des motards en colère (FFMC). Afin que soit tolérée la circulation des deux-roues entre les voitures, la Ville a demandé à la préfecture de police d'autoriser cette pratique à titre expérimental.

Le préfet de police s'y est opposé, soulignant qu'il ne pouvait aller à l'encontre de la législation. Dominique Perben, ministre des Transports, a donné son feu vert. Reste que, sans l'accord du ministre de l'Intérieur, le préfet ne peut rien faire. Bertrand Delanoë lui a adressé, le 3 avril, un courrier pour lui demander d'agir en ce sens.

La FFMC souhaite également plus de places de stationnement et le droit de circuler dans les couloirs de bus. "A Paris, il y a environ une place pour dix motos. Il faut plus de tolérance. Une moto sur le trottoir qui ne gêne pas ne doit pas être verbalisée", estime Eric Thiollier. "Nous prévoyons
l'aménagement de 5 000 places pour les deux-roues cette année. Pour les couloirs de bus, nous sommes totalement contre. Laisser les deux-roues y circuler serait un danger. Même à titre d'expérimentation", indique Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris chargé de la circulation. En 2004, les usagers de deux-roues étaient impliqués dans plus d'un accident sur deux (56 %) et représentaient 46 % des victimes à Paris.

source : FFMC du 05/04/06
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En plus de cet article je souhaite donner mon point de vue :
Aujourd'hui, circuler en 2 roues est un acte citoyen à plusieurs titre :
- nous passons moins de temps sur la route
- donc nous consommons moins
- donc nous polluons moins
- donc nous contribuons à diminuer la facture énergétique
- donc nous contribuons à améliorer l'environnement
- donc nous vivons mieux car moins stressé dans les bouchons et moins de perte de temps.

Cependant, je suis pour obliger tous les conduteurs de 2 roues à passer un permis spécifique, même pour les 125cc. En effet, il n'y a pas plus dangereux qu'un conducteur de voiture qui passe au 2 roues de petite cylindrée sans avoir la moindre notion de pilotage.

Je suis également partisant d'un contrôle technique obligatoire des 2 roues, portant à la fois sur la polution de ces véhicules, mais également sur tous les organes de sécurité, y compris le casque et le blouson... !!!

23 mars 2006

Les aspects phylosophiques et religieux de notre "deuxième cerveau"

Récemment, les scientifiques viennent de découvrir que les neurones ne sont pas le seul moyen de circulation des informations dans notre cerveau.

Il semble, en effet, que les cellules gliales, ou astrocytes, ont les moyens de faciliter, de ralentir, de bloquer ou même de transmettre des informations.


Il y a plusieurs différence entre ces cellules et les neurones, mais celle qui m'a incité à écrire cet article est leur relative lenteur par rapport aux neurones. Les informations circulent 100 000 fois plus vite sur les voies nerveuses (neurones) que sur les voies astrocytaires (cellules gliales) !!!
Je ne reviendrais pas sur tous les aspects scientifiques de cette découverte. Vous pourrez sans doute trouver des tonnes d'information à ce sujet sur internet. Mais je me pose la question de ce que l'on appelle la vie après la mort.
Certaines personnes disent avoir, alors que l'on avait constaté leur mort clinique (encéphalogramme plat basé sur les transmissions neuronales), pu ressentir des émotions, voir les gens autour d'eux s'agiter, percevoir des bruits, des sons, des odeurs. Pour certains même, il y a la vision d'une grande lumière blanche, souvent associée à l'entrée d'un paradis.
Ne serait-il possible que, bien que les neurones se soient immobilisés, les cellules gliales, plus lentes, ont continuées à délivrer des informations, et ainsi générées ces sensations ?
Cela me semble une piste à étudier. Mais qui s'y risquerait ?
Car s'il est aisé d'étudier ces cellules d'un niveau purement scientifique, il va s'avérer extrêmement difficile de lutter contre des siècles de croyances diverses.
Et je n'ose pas imaginer ce qui arrivera à la personne qui pourrait démontrer que toutes ces croyances ne sont en fait basées que sur les particularités des cellules gliales...
Culture mixte d'astrocytes (en vert) et de neurones (en rouge) issus de cortex de souris. Bleu, noyau des cellules non marquées.